Oui : avant de photographier un enfant en crèche, en micro-crèche ou en MAM, il faut l'accord écrit de ses parents. Pas un oui de principe glissé au détour du règlement intérieur, mais une autorisation claire, signée, qui précise ce qui sera photographié, comment les images seront partagées et pendant combien de temps elles seront conservées. C'est le droit à l'image des tout-petits, protégé par l'article 9 du Code civil, et c'est la première question que me posent les directrices comme les familles avant chaque séance de photo en crèche. Voici ce que dit la règle, et surtout comment elle se vit concrètement, du formulaire jusqu'à la remise des photos.
Dans cet article

La règle : un accord écrit, spécifique et révocable
Le droit à l'image d'un enfant appartient à ses parents, et à eux seuls, jusqu'à sa majorité. Pour un bébé de la crèche, cela signifie trois choses très concrètes.
L'accord doit être écrit. Une conversation dans le couloir ou un accord tacite ne suffisent pas : chaque famille signe un formulaire avant la séance, distribué par la structure plusieurs jours à l'avance pour laisser le temps de la réflexion.
Il doit être spécifique. Autoriser la prise de vue n'autorise pas tout le reste. Mon formulaire distingue chaque usage : la photographie de l'enfant pendant la séance, la mise à disposition des images dans la galerie privée réservée à sa famille, et c'est tout. Aucune diffusion publique, aucune publication sur les réseaux sociaux, aucune utilisation commerciale. Ce qui n'est pas coché n'existe pas.
Il est révocable. Une famille peut changer d'avis à tout moment, sans se justifier. Dans ce cas, les images concernées sont retirées de la galerie et supprimées. Ce droit de retrait figure noir sur blanc sur le document ; les familles apprécient de le savoir, et franchement, je les comprends.
Un parent refuse ? Voici comment ça se passe
Ça arrive, et c'est parfaitement respectable. Dans ce cas, l'enfant n'est tout simplement pas photographié : je note son prénom avant la séance avec l'équipe, et nous nous organisons pour qu'il continue ses activités normalement, sans jamais être mis à l'écart ni stigmatisé. Un refus n'est pas un problème à gérer, c'est une consigne à respecter. Et si un seul des deux parents refuse, la réponse est la même : pas de photo. L'autorité parentale est conjointe, l'accord doit l'être aussi.
Une séance pensée au rythme des tout-petits
Photographier des bébés et des tout-petits, ça ne s'improvise pas, et ça ne se presse pas non plus. J'arrive avant l'ouverture pour m'installer dans un coin lumineux de la structure, de préférence près d'une fenêtre : à cet âge, la lumière naturelle est bien plus douce qu'un éclairage de studio, et elle ne surprend personne. Pas de flash dans les yeux, pas de fond artificiel intimidant. Juste un tapis, quelques jouets familiers et moi, assis par terre, à leur hauteur.
Les passages suivent le rythme de la crèche, pas le mien. On photographie entre les siestes, jamais pendant, et un enfant grognon repasse plus tard, quand il en a envie. Je me souviens d'une petite de dix-huit mois, l'hiver dernier dans une MAM du Val de l'Eyre, qui a catégoriquement refusé de lâcher la main de son assistante maternelle. On a fait la photo à deux, la main de l'adulte juste au bord du cadre. Le portrait est magnifique, et personne n'a pleuré. C'est exactement la même philosophie que pour une journée photo à l'école : le moment doit rester agréable, sinon la photo ne vaut rien.
L'équipe reste présente en permanence. Les professionnelles connaissent chaque enfant, ses habitudes, ses petites peurs ; leur voix rassure bien mieux que la mienne. Je ne suis jamais seul avec un enfant, à aucun moment : c'est une règle absolue, autant pour la sérénité des familles que pour la mienne.

Après la séance : une galerie privée, hébergée en France
Quelques jours après mon passage, chaque famille reçoit un code d'accès personnel vers sa galerie privée. Elle n'y voit que les photos de son enfant, commande ce qu'elle souhaite, et les tirages sont réalisés par un laboratoire français avant d'être livrés à la structure sous enveloppe nominative. Les images sont hébergées en France, jamais publiées ailleurs, et supprimées à l'issue de la période de commande, conformément au RGPD. La structure, elle, n'a rien à gérer ni à encaisser : ma prestation ne lui coûte rien, je suis rémunéré uniquement par les commandes libres des familles. J'ai détaillé l'ensemble de ce dispositif sur ma page sécurité et conformité.
Vos questions les plus fréquentes
La crèche doit-elle payer le photographe ?
Non. Ma venue ne coûte rien à la structure, publique ou privée. Les familles commandent librement ce qui leur plaît, sans aucun minimum, et la crèche n'encaisse rien : tout se passe directement entre chaque famille et la galerie en ligne.
Les photos peuvent-elles se retrouver sur les réseaux sociaux ?
Pas par moi, jamais. Aucune image d'enfant ne sert à ma communication, ni sur mon site, ni sur les réseaux. Seule la famille décide de ce qu'elle fait des photos qu'elle a commandées.
Et si mon bébé dort ou pleure ce jour-là ?
On s'adapte. Les passages sont organisés autour des siestes, et un enfant qui n'est pas disposé repasse en fin de matinée. Si vraiment le jour n'était pas le bon, on convient d'un court passage de rattrapage avec la structure. Aucun enfant n'est jamais forcé devant l'objectif.
Qui a accès aux photos de mon enfant ?
Vous, et personne d'autre. Chaque famille dispose de son propre code et ne voit que les images de son enfant. Ni les autres parents, ni la structure n'ont accès à votre galerie.
Des souvenirs de crèche, en toute confiance
Les années de crèche filent à une vitesse déconcertante : les familles le disent toutes. Une belle photo de cette période, prise avec douceur et dans un cadre juridique irréprochable, devient vite un petit trésor. Si vous dirigez une crèche, une micro-crèche ou une MAM dans le Bassin d'Arcachon, le Val de l'Eyre ou autour de Bordeaux et que le sujet vous parle, écrivez-moi : je me déplace volontiers pour en discuter, formulaires d'autorisation en main.
Bien à vous,